Comment passer de CDI à freelance

Comment passer de CDI à freelance

La transition d’un CDI à un statut de freelance peut être une aventure passionnante, mais elle requiert une bonne préparation.

Il est essentiel de bien comprendre les implications juridiques, fiscales et sociales de ce changement, ainsi que de trouver un équilibre vie pro / perso adapté à cette nouvelle organisation de travail.

Voici un guide détaillé pour réussir votre passage de salarié à indépendant, tout en abordant les aspects pratiques, financiers et sociaux de cette transition !

passer de CDI à freelance

Démissionner d’un CDI : comment bien s’y prendre ?

L’une des premières étapes cruciales lorsqu’on passe de salarié à indépendant est de savoir comment gérer la démission, et cela, de manière stratégique pour préserver vos droits. Si vous êtes salarié en CDI et souhaitez vous lancer en freelance, il est essentiel de bien préparer votre démission !

Lorsque vous démissionnez d’un CDI, il est important de comprendre que vous n’aurez pas droit automatiquement aux allocations chômage.

Toutefois, certaines démarches peuvent vous permettre de bénéficier de l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi) après votre démission. Par exemple, dans le cadre d’une démission reconversion freelance, vous pouvez peut-être bénéficier de certaines aides en justifiant votre projet de reconversion.

Pensez également à vérifier les critères pour obtenir l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) pour obtenir une aide financière durant les premiers mois de votre activité.

Démissionner d’un CDD : est-ce possible ?

Démissionner d’un CDD pour devenir freelance est également possible, mais il y a des règles spécifiques à suivre. Contrairement à un CDI, une démission d’un CDD n’ouvre pas droit aux allocations chômage, sauf si la rupture est liée à une embauche en CDI.

Cependant, si vous pouvez justifier de circonstances exceptionnelles (par exemple, une reconversion professionnelle), vous pourriez prétendre à certaines aides spécifiques.

Le choix du portage salarial

Si vous souhaitez tester l’indépendance sans prendre trop de risques administratifs, le portage salarial peut être une solution intéressante. Vous êtes salarié de la société de portage, mais vous travaillez de manière autonome avec vos clients. Cela permet de bénéficier de la protection sociale d’un salarié tout en ayant la flexibilité du freelance !

Aides financières pour les freelances

Lorsque vous passez de salarié à freelance, vous pouvez être amené à demander certaines aides pour faciliter votre transition. L’ARE, l’ARCE et l’ACRE sont les principales aides disponibles pour les freelances.

💡 À savoir : l’ARCE et l’ARE ne sont pas cumulables.
L’ACRE est cumulable avec l’un ou l’autre.

Le chômage et l’URSSAF

Si vous percevez des allocations chômage tout en étant freelance, vous devez être vigilant concernant vos déclarations URSSAF mensuelles. Vous devrez effectivement déclarer votre chiffre d’affaires, et si ce dernier est insuffisant, vous risquez de perdre une partie de vos droits au chômage.

Il est donc primordial de bien comprendre comment gérer ces déclarations mensuelles pour ne pas se retrouver dans une situation délicate.

Quel statut choisir en freelance ?

Le choix du statut est une question récurrente pour les freelances en début de parcours.

Selon Flavie Prévot, il n’est pas nécessaire de choisir son statut idéal dès le départ. En fait, il est souvent préférable de commencer avec un statut simple comme la micro-entreprise, même si vous êtes encore salarié.

Le statut doit évoluer avec votre projet, son développement et son chiffre d’affaires. Il ne faut pas se perdre dans des détails administratifs avant d’avoir lancé son activité.

Le projet lui-même et la façon dont il se structure au fil du temps détermineront le statut adéquat.

Créer une micro-entreprise, par exemple, est accessible pour les professions libérales et ne coûte presque rien.

Ce régime offre une entrée facile dans le monde de l’entrepreneuriat sans prendre de risques majeurs.

Et même si les doutes sont inévitables au début, il est crucial d’accepter l’incertitude inhérente au statut de freelance. Ce dernier est en constante évolution, et vous devrez vous adapter en permanence, mais cela fait partie du jeu !

La déclaration de votre code APE

Lorsque vous créez votre entreprise, il est important de bien choisir votre code APE (Activité Principale Exercée), car il détermine vos obligations fiscales et sociales. Assurez-vous que ce code reflète précisément votre activité.

Quel tarif appliquer en passant de CDI à freelance ? Quel TJM ?

Déterminer votre tarif dépend avant tout de l’activité que vous proposez, de votre positionnement sur le marché, et de votre proposition de valeur.

Il est essentiel de comprendre les besoins de vos clients et de vous comparer à la concurrence avant de définir vos prix.

Beaucoup de freelances font l’erreur de penser que leur tarif doit simplement égaler leur ancien salaire. Cependant, il est important de prendre en compte plusieurs facteurs.

Flavie Prévot le souligne : lorsqu’on devient freelance, il ne faut pas partir du principe qu’on travaille 360 jours par an. En réalité, il faut plutôt compter avec une base de 200 jours de travail.

Il est important de prendre en compte les weekends et les jours fériés, ainsi que les 5 semaines de congés payés dont bénéficient les salariés !

Quant à Émilien Pecoul, il recommande une règle simple : « la moitié dans ta poche ». Autrement dit, prévoyez que la moitié de votre chiffre d’affaires sera consacrée aux charges et autres frais (frais professionnels, cotisations, etc.). Si vous visez 3 000 € nets en tant que salarié, par exemple, il serait raisonnable de viser au moins 4 500 € nets en tant que freelance, car vous prenez un risque plus important.

Cette règle est très utile : en ajoutant un zéro à votre TJM, vous obtenez une estimation précise de votre rémunération nette par mois (en supposant que vous travaillez 20 jours par mois et que vous gardez environ la moitié de votre chiffre d’affaires) !

Flavie préfère limiter ses journées de travail à trois jours par semaine, pour pouvoir allouer du temps à la formation, à l’administration et à son média.

C’est tentant de travailler toujours plus, mais vous devez allouer du temps à des activités annexes !

Le mythe des 10 000 € mensuels

10 000 € de chiffre d’affaires HT par mois est souvent présenté comme un objectif à atteindre pour réussir en freelance.

Flavie Prévot, qui pratique le « build in public », partage régulièrement ses revenus et ses dépenses. Selon elle, cet objectif est réalisable pour ceux qui le souhaitent, mais il ne doit pas devenir une obsession.

Il est important de comprendre que chacun a des aspirations différentes : certains préfèrent avoir plus de temps libre plutôt que de gagner une grosse somme d’argent.

Pour atteindre des chiffres ambitieux, il faut être flexible et prêt à s’adapter : un designer par exemple, qui se spécialise dans un domaine précis, pourra augmenter son TJM et mieux répondre aux besoins spécifiques de ses clients.

Il est donc essentiel de trouver une niche et de bien connaître le marché.

L’important est d’avoir une vision claire de ce que l’on veut atteindre. Il est tout à fait possible de gagner 40 000 € par an en travaillant moins de trois mois dans l’année, et de vivre ainsi de manière épanouie. Tout dépend de la volonté et des choix personnels.

Commencer en freelance sans réseau

L’un des mythes souvent véhiculés autour du freelancing est qu’il faut impérativement un réseau pour réussir.

Sans réseau initial, on peut se constituer un entourage solide en rencontrant d’autres freelances et solopreneurs, et en échangeant avec des personnes plus expérimentées qui donnent des conseils précieux.

Si vous avez l’opportunité de travailler avec votre ancien employeur, cela peut être une excellente occasion de démarrer, mais cela n’est pas indispensable (et cela peut parfois être contreproductif, car la relation de subordination passée peut compliquer la gestion de votre nouvelle indépendance).

Ce qui compte avant tout, c’est d’accepter la nouvelle dynamique qui vient avec le statut de freelance, notamment en termes de relations professionnelles et de changements de perception au travail.

En parallèle, la visibilité est essentielle : les réseaux sociaux jouent un rôle clé pour se faire connaître et créer des opportunités. Ne restez pas seul(e), faites du réseautage.

Assistez à des événements, échangez avec d’autres freelances, et ne sous-estimez jamais l’importance de se former et d’écouter des podcasts. Créer un média ou un blog dans votre niche est aussi une excellente façon de vous faire connaître.

Bien gérer l’équilibre vie professionnelle et personnelle

Pour réussir en tant qu’entrepreneur il faut garder un bon équilibre entre vie professionnelle et personnelle. L’entrepreneuriat peut être épuisant, surtout si on néglige sa vie personnelle.

Pour tenir sur le long terme, il est essentiel de ne pas se laisser submerger par une charge de travail trop importante.

Fixez-vous des objectifs en matière de temps libre, de vacances et de bien-être physique. Le succès ne réside pas uniquement dans le nombre d’heures travaillées, mais aussi dans la capacité à maintenir cet équilibre.

Il est essentiel d’organiser son emploi du temps de manière rigoureuse, presque heure par heure, en planifiant aussi bien les activités professionnelles que personnelles. En intégrant les deux aspects dans un même agenda, on s’assure de consacrer du temps à chacun, sans négliger sa vie personnelle !

Déléguer et s’entourer d’experts

Une erreur commune chez les freelances est de vouloir tout faire soi-même, notamment la comptabilité.

Si vous n’êtes pas expert dans ce domaine, il est plus sage de déléguer cette tâche à un professionnel pour vous concentrer sur ce qui génère réellement de la valeur : votre proposition de valeur, votre développement personnel et votre business.

Il est crucial de comprendre les enjeux comptables et fiscaux, mais pas nécessairement de gérer tous les détails.

Un expert peut vous aider à optimiser vos finances et éviter des erreurs coûteuses, tout en vous permettant de gagner du temps et d’améliorer la gestion de votre trésorerie.

Pour le sujet des assurances et prévoyances, c’est pareil.

Il est essentiel de bien s’assurer dès le début. Ne pas souscrire à une mutuelle, par exemple, peut avoir des conséquences fâcheuses, surtout lorsqu’on a une famille à charge. Il existe des experts spécialisés qui peuvent vous guider sur ces questions et vous aider à prendre les bonnes décisions.

La transition de CDI à freelance peut sembler complexe, mais elle est totalement réalisable avec une bonne préparation !

Toujours envie de vous lancer en freelance ? N’attendez plus pour en savoir plus !

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