Ce sont de belles rencontres, le fruit du hasard, beaucoup de talent et une vocation trop longtemps étouffée, qui ont conduit Camille Gillet au storytelling.
Pas de diplôme supérieur pour cette jongleuse de mots : un simple BAC STMG qui ne lui permet malheureusement pas d’obtenir de CDI.
Alors, Camille enchaîne les missions d’intérimaire jusqu’en 2014 où elle se décide de se lancer en freelance.
C’est durant cette période qu’elle fait ses premières armes en tant qu’auteure. Elle autopublie alors un recueil de nouvelles et une trilogie et se décide enfin à mettre sa puissance narrative au service des autres.
En 2015, elle se lance dans la rédaction d’un blog et se concentre sur l’étude de l’art du storytelling.Avec cette idée d’explorer ces techniques qui la fascine, elle rédige un livre, “Le pouvoir du storytelling”, publié en 2023.
Aujourd’hui, son expertise dans son domaine l’amène à enseigner à l’Université Lumières Lyon 2, et à former des entreprises par l’intermédiaire d’Alfie formation. Elle participe aussi à de nombreuses conférences, tables rondes, événements…
Voilà les 3 conseils que Camille Gillet aurait aimé se donner à ses débuts :
Bye-bye syndrome de l’imposteur !
Camille dévoile son combat contre le syndrome de l’imposteur, cette voix intérieure qui nous fait douter de nos compétences. Elle encourage à dire « oui » aux opportunités qui dépassent nos limites auto-imposées. La clé selon elle ? Laisser de côté les excuses et oser se lancer.
Refuser de nouveaux projets par peur de ne pas être à la hauteur, peut passer pour de l’incompétence. Cela ne permet pas d’essayer de nouvelles choses et on ne se prouve jamais que l’on peut réussir.
Sa propre expérience avec l’arrivée de son fils a été une révélation, montrant qu’elle pouvait jongler entre le travail, l’allaitement, et la gestion d’une maison avec seulement quelques heures de sommeil par nuit.
Une première victoire sur quelque chose qu’elle pensait impossible.
Quand elle a commencé à appliquer cette nouvelle philosophie, cela a tout changé.
C’est ce qui lui a permis d’enseigner le storytelling à des Master 2, uniquement le bac en poche. Lorsqu’un recruteur l’aborde, persuadé qu’elle avait déjà une expérience d’enseignement, elle répond par un hésitant « oui ».
Cela s’est transformé en une réussite éducative surprenante.
Ce coup d’audace lui a ensuite permis de convaincre Eyrolles pour la publication de son livre, et Alfie Formation de lui faire confiance.
Sans notoriété, cette expérience dans la transmission de savoir a joué un rôle déterminant.
Avoir mis ce syndrome de l’imposteur de côté, lui a ouvert tellement de portes qu’elle a trop longtemps pensées verrouillées. Si Camille avait débloqué ce hack il y a quelques années, elle est certaine que tout serait allé beaucoup plus vite.
Plaisir au travail : le carburant de la réussite…
Pour Camille, le plaisir au travail est essentiel.
Avoir fait le choix d’opter pour un statut freelance est une prise de risque, qu’il faut rentabiliser par le plaisir. (Sinon, autant rester dans le salariat !)
Aimer ce qu’on fait, permet de sortir des sentiers battus, proposer des formats différents et du coup d’être remarqué.
C’est grâce à des projets complètement inédits sortis par plaisir que Camille a vu arriver des clients convaincus par l’originalité.
Sans oublier de gagner sa vie
Camille met quand même en garde contre le piège de travailler uniquement pour le plaisir.
Elle rappelle que l’objectif ultime, quand on crée son statut de freelance, reste de gagner sa vie. En effet, on ne paye pas son électricité ou sa nourriture avec du plaisir. (L’option payer par passion n’est pas d’actualité !)
Certains clients vont avoir des attentes plus élevées que ce qu’on propose par plaisir. Il faut donc réadapter sa manière de travailler et faire certains efforts, qui paieront.
C’est aussi une question de légitimité. Lorsqu’on se voit “réussir” tel que c’est envisagé dans la société, on se dit qu’on est sur la bonne voie.
Cela permet également d’investir, dans des outils, pour automatiser… D’aller donc plus vite et de passer plus de temps sur ce qu’on aime.
Donc gagner son pain, ça aide aussi à mieux kiffer, à mieux s’organiser, à être plus rassuré et donc, à régler aussi ce problème de syndrome de l’imposteur.
Avoir de l’ambition
Enfin, Camille insiste sur l’importance d’être ambitieux. Elle regrette de ne pas s’être fixée des objectifs plus élevés dans ses débuts.
Elle se disait : “Je vais essayer de gagner mille euros par mois et profiter de ma vie, ce sera suffisant.”
Mais il faut pouvoir rêver et se donner des buts à atteindre, que ce soit dans cinq, dix ou quinze ans.
Avoir de l’ambition permet de se poser les bonnes questions, “Qu’est ce qu’il faut que je mette en place, où est-ce que je dois aller ? Quelle posture je dois adopter ?”
Ses rêves de devenir la référence du storytelling l’ont amenée à repenser son approche et à se fixer des défis, tels que participer à un Ted X avant ses 40 ans.
Pour Camille, l’ambition est un moteur qui maintient en mouvement et qui contribue à cadrer une image de marque forte et cohérente.
En conclusion, Camille encourage à faire confiance à ses capacités. L’audace ouvre de nombreuses portes.
Aimer ce qu’on fait tout en gardant à l’esprit la nécessité de gagner sa vie. Cultiver des ambitionsélevées.
Car maintenant que la confiance et la passion sont là, fixer des objectifs permet de concrétiser les rêves.
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