Quand on pense « business rentable », on imagine souvent les start-up de la Silicon Valley, les applis qui lèvent des millions ou les innovations technologiques qui bouleversent le marché.
Mais Codie Sanchez, elle, a pris tout le monde à contre-pied.
Ancienne journaliste puis investisseuse, elle s’est mise à racheter… des laveries automatiques, des pressings ou encore des petites boutiques de quartier.
Des business jugés banals, parfois même ennuyeux. Pourtant, c’est grâce à eux qu’elle a bâti un empire.
Aujourd’hui, elle partage sa méthode : repérer ces pépites invisibles, les optimiser, et en tirer des revenus impressionnants. Une leçon inspirante pour quiconque veut bâtir sa liberté financière sans attendre la « grande idée » géniale.
Qui est Codie Sanchez ?
Codie Sanchez est la fondatrice de Contrarian Thinking (média et formation business) et de Main Street Hold Co. / Contrarian Thinking Capital, des véhicules d’investissement qui ciblent ce qu’elle appelle les boring businesses : plomberie, nettoyage, pressing, laveries, boulangeries — des activités quotidiennes que la plupart des investisseurs ignorent.
Son positionnement est simple et déroutant : plutôt que de courir après la prochaine licorne tech, achetez des petites entreprises rentables, souvent sous-exploitées.
Ce message se déploie sur un écosystème large (newsletter, YouTube, podcasts, formations) et revendique une audience très importante – plusieurs centaines de milliers à quelques millions d’abonnés selon les canaux – et une offre de programmes payants (Seller Financing Navigator, Main Street Accelerator, Contrarian Community).
Mais le background du personnage vaut la peine qu’on s’y attarde : Codie n’est pas arrivée là par un CV linéaire d’entrepreneure.
Elle a d’abord été journaliste, diplômée de l’Arizona State (Walter Cronkite School), et co‑lauréate d’un prix Robert F. Kennedy pour une enquête menée à Ciudad Juárez sur les fémicides et la violence à la frontière.
Cette expérience – dure, intime, politique – apparaît comme le déclencheur d’un récit : la pauvreté et le manque de ressources rendent les gens vulnérables.
C’est là qu’elle a réalisé : prendre le contrôle, c’est le premier pas pour changer les choses.
De Juárez à Wall Street, puis à Main Street – le pivot qui fait sens
Après ses débuts en journalisme, Codie est passée par la finance : rôles chez Vanguard, Goldman Sachs, State Street, puis First Trust — un parcours confirmé par des traces publiques (enregistrements professionnels).
Elle s’immerge dans la finance institutionnelle, observe des cycles, des structures, des inégalités, et finit par opérer un pivot : des marchés publics et des fonds à l’achat d’entreprises locales.
Entre 2014 et 2019, ses responsabilités l’emmènent vers des activités internationales (LatAm, opérations offshore), puis vers des fonds plus spécialisés – y compris dans le private equity cannabis.
Entreprendre et investir deviennent ses outils pour créer de la liberté, au sens littéral : posséder permet selon elle de redistribuer du pouvoir.
C’est la preuve qu’un passé de reporter primé peut nourrir une thèse d’investissement : on ne s’intéresse pas aux chiffres seuls, mais aux gens et aux communautés que l’argent sert (ou ignore).
Sa méthode – concrète et récupérable par des freelances
Ce qui rend Codie utile à un freelance, ce n’est pas de devenir son élève payant, mais de récupérer des principes actionnables :
- Obsessions utiles. Codie adore les gens obsédés par leur métier – ce que vous pouvez monétiser. Pour un freelance, cela signifie identifier une niche où la qualité, la tradition ou la fidélité des clients crée une vraie barrière à l’entrée et une valeur durable.
- Ownership > audience seule. Pour Codie, la liberté arrive quand vous possédez quelque chose qui produit des revenus indépendants de votre temps. Pour un freelance, cela peut prendre la forme d’un service récurrent, d’un produit numérique, ou d’un rachat simple d’une activité locale (un partenaire, une franchise légère, une ligne de service vendable).
- Seller financing & montages créatifs. Elle promeut des montages où vous n’avez pas besoin de tout le capital de départ – le vendeur peut financer en partie la cession. Si vous connaissez bien votre client ou son business, vous pouvez imaginer un modèle similaire à petite échelle : par exemple, transformer votre prestation régulière en une offre packagée / semi-automatisée et prendre une participation sur les revenus futurs, plutôt que de facturer juste à la mission.
- Apprendre avant de sauter. Codie recommande de travailler pour des entrepreneurs expérimentés 5–7 ans si possible, pour apprendre les ficelles. En freelance, cela se traduit par se rapprocher des clients les plus structurés, accepter des missions qui vous exposent à la gestion d’affaires (paie, ops, relation clients), et construire de la crédibilité avant de racheter/monter.
- Vitesse et prise de décision. Elle valorise la rapidité : “décider vite, corriger vite”. Pour un indépendant, cela signifie tester des offres, automatiser les tâches récurrentes, et fermer rapidement ce qui ne convertit pas.
Pourquoi s’inspirer de Codie Sanchez ?
Parce que Codie traduit une promesse séduisante en actions concrètes.
Les freelances se débattent avec la question du temps contre l’argent, la dépendance à des clients uniques, et la recherche d’une forme de sécurité sans retourner dans un salariat complet.
Sa thèse : l’ownership (possession d’un actif qui génère des revenus indépendants) est une voie réaliste – pas seulement pour les investisseurs institutionnels ou les ex‑banquiers, mais pour des gens qui savent exécuter, packager un service et créer des flux récurrents.
Le côté inspirant/rassurant : Codie ne vend pas un fantasme tech. Elle vend des boulangeries, des nettoyages, des laveries – des métiers accessibles, compréhensibles, souvent rentables.
Réfléchir comme Codie Sanchez, c’est se demander :
“Et si je stoppais de courir après des clients plus gros et je transformais ce que je sais faire en une petite entreprise ?”
Certaines zones grises existent – revendications d’audience à vérifier, titres académiques parfois présentés différemment selon les bios, et des critiques en ligne qui épinglent la monétisation des formations. Ces éléments n’enlèvent rien à la puissance du message, mais rappellent la nécessité d’une due diligence personnelle avant d’acheter une méthode clé en main !
En pratique — trois petits exercices à faire cette semaine
- Listez 3 services que vous rendez régulièrement et qui pourraient être transformés en abonnement ou en produit : notez pour chacun un modèle de revenus (mensuel, paiement unique, commission).
- Identifiez dans votre réseau un commerce local ou un micro‑service à qui vous pourriez proposer un partenariat (améliorer la conversion, automatiser la prise de rendez‑vous, gérer la facturation) : réfléchissez à un modèle de rachat partiel / seller financing.
- Testez une offre “offload” : choisissez un client et proposez-lui un service packagé avec sous‑traitance, afin de voir si vous pouvez le déléguer et garder la marge… C’est le premier pas vers l’ownership.
Codie Sanchez est intéressante parce qu’elle fait le grand écart entre le terrain et la finance, entre le reportage social et le rachat pragmatique d’entreprises ordinaires.
Pour les freelances, son message est une injonction pratique : penser plus en terme d’actifs que de projets, et envisager des montages créatifs pour transformer votre savoir en revenus qui vous échappent moins.
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