Avez-vous déjà essayé d’écrire un message tout en répondant à un collègue, en consultant vos mails et en suivant une réunion en ligne ? Résultat : votre cerveau se met en surcharge, et rien n’avance vraiment. C’est exactement ce que la loi de Carlson cherche à éviter.
Dans un monde où les notifications fusent et où le multitâche est roi, travailler sans être interrompu relève presque de l’exploit. Pourtant, en comprenant comment fonctionne votre concentration et en appliquant quelques ajustements, vous pouvez retrouver un rythme de travail fluide et efficace.
Sommaire
La loi de Carlson : une solution pour structurer son temps
L’origine et la définition de la loi de Carlson

Dans les années 1950, l’économiste Sune Carlson a observé le quotidien des cadres et a remarqué une chose : plus une tâche est interrompue, plus elle prend de temps et d’énergie.
Imaginez que vous cuisiniez une omelette, mais que toutes les 5 minutes, on vient vous poser une question. Vous perdez le fil, votre plat brule et il faut recommencer.
Appliqué au travail, ce phénomène est un vrai gouffre de productivité. Chaque coupure impose un effort pour retrouver le fil de sa pensée, ce qui ralentit non seulement l’exécution mais grignote aussi votre énergie mentale.
L’impact des interruptions sur la productivité
Les interruptions ne sont pas de simples pauses anodines. Elles agissent comme des trous noirs de concentration, vous aspirant dans une spirale de dispersion.
Des études montrent qu’après une interruption, il faut en moyenne 23 minutes pour retrouver sa concentration optimale.
| Facteur | Impact sur la productivité (%) |
|---|---|
| Interruption toutes les 10 min | -40 % |
| Temps moyen pour retrouver sa concentration | 23 min |
| Nombre moyen d’interruptions par jour | 56 |
Une tâche réalisée en continu est 50 % plus rapide qu’une tâche entrecoupée. Pourtant, au cours d’une journée, vous subissez en moyenne 56 interruptions : e-mails, appels, notifications, discussions… À force, votre cerveau tourne en boucle et vous finissez la journée épuisé sans avoir avancé sur l’essentiel.
Les effets concrets des interruptions sur l’efficacité
Les conséquences sur la concentration et la fatigue mentale
Imaginez un sprinter sur la ligne de départ. Il s’élance, mais après quelques mètres, on lui demande de s’arrêter, puis de repartir, encore et encore.
À la fin, il est vidé avant même d’avoir atteint la ligne d’arrivée. C’est exactement ce qui arrive à votre cerveau quand vous jonglez entre mille tâches.
Votre cerveau doit à chaque fois se reconnecter à la tâche en cours, ce qui le fatigue plus rapidement. Résultat : moins d’efficacité, plus d’erreurs et une sensation de saturation en fin de journée.
L’application de la loi de Carlson au quotidien
L’organisation du travail en blocs de concentration
Travailler sans interruption ne signifie pas travailler non-stop. L’idée est plutôt d’organiser son temps en blocs de concentration, où une tâche est réalisée d’une traite, suivie d’une pause stratégique.
Par exemple, plutôt que de traiter vos e-mails dès qu’ils arrivent, bloquez deux créneaux dans la journée pour les gérer d’un coup. Vous évitez ainsi de diluer votre attention et gagnez en rapidité.
La méthode Pomodoro suit ce principe : 25 minutes de concentration intense, 5 minutes de pause, puis on recommence. En adaptant ces cycles à votre rythme, vous pouvez garder une énergie stable tout au long de la journée.
Les techniques pour minimiser les interruptions
Quelques ajustements simples permettent de protéger votre concentration :

- Désactiver les notifications sur votre téléphone et votre ordinateur.
- Utiliser un casque anti-bruit pour signaler aux autres que vous êtes en mode focus.
- Planifier des créneaux de disponibilité pour éviter les interruptions aléatoires.
- Essayer des outils comme RescueTime ou Notion pour structurer votre temps.
Ces petits changements peuvent transformer votre façon de travailler, en vous offrant des périodes de pleine immersion bien plus efficaces.
Comparaison entre la loi de Carlson et d’autres lois du temps
La loi de Carlson vs la loi de Parkinson
La loi de Parkinson dit que plus on a de temps pour faire une tâche, plus elle prend de temps. En gros, si vous avez une journée pour finir un rapport, il vous faudra une journée.
La loi de Carlson, elle, insiste sur le fait de grouper ses tâches pour les exécuter plus vite. Si votre objectif est d’accélérer l’exécution d’une tâche, les deux lois peuvent se compléter : limitez le temps imparti et réalisez la tâche en continu.
La loi de Carlson vs la loi d’Illich
La loi d’Illich dit qu’après un certain temps de travail, on devient contre-productif. Elle complète la loi de Carlson en rappelant l’importance des pauses.
Si vous travaillez trop longtemps sans pause, votre efficacité chute. L’idéal ? Travailler en séquences courtes et intenses, puis faire une vraie pause pour recharger vos batteries.
En appliquant la loi de Carlson, vous optimisez votre concentration et limitez les interruptions. Pour aller plus loin, adopter la matrice d’Eisenhower pour vous aider à prioriser efficacement vos tâches et distinguer l’urgent de l’important.
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