Vous le connaissez sûrement pour son best-seller The Diary of a CEO… Ou son podcast The Diary of a CEO !
À seulement 32 ans, Steven Bartlett est une figure super influente du business européen.
Entrepreneur autodidacte, investisseur, podcasteur star et business angel du Web3, il a surtout conquis un public bien au-delà des cercles dirigeants grâce à un storytelling et des prises de parole sans filtre.
Derrière son succès, un parcours cabossé, des anecdotes qu’on ne s’attend pas à lire dans un CV, et une philosophie d’entrepreneur à contre-courant. Voici pourquoi son histoire mérite de vous inspirer.
Sommaire
- 1 Du Botswana à Plymouth
- 2 Quitter l’université après un seul cours : Steven Bartlett a compris l’économie de l’attention avant les autres
- 3 De Social Chain à la démission stratégique : pourquoi savoir quitter est une force
- 4 The Diary of a CEO… Quand un podcast devient un empire
- 5 Les expériences, l’obsession du 1%, et la psychologie comme levier business
- 6 Web3, économies et controverses
- 7 Le pouvoir de la bienveillance dans un monde de KPI
Du Botswana à Plymouth
Steven Bartlett est né au Botswana en 1992 d’un père britannique et d’une mère nigériane. Sa famille s’installe rapidement en Angleterre, à Plymouth, dans un quartier rural et blanc où ils sont la seule famille noire qu’il connaisse.
Cette différence permanente, il en a parlé à plusieurs reprises dans ses interviews. Ce sentiment de ne pas être à sa place l’a poussé très jeune à se construire par lui-même, à refuser les cases et à cultiver son autonomie.
On peut transformer ce qui nous marginalise en moteur. Là où d’autres subissent leur différence, lui l’a exploitée pour se rendre indispensable.
Quitter l’université après un seul cours : Steven Bartlett a compris l’économie de l’attention avant les autres
Steven a toujours eu des difficultés à rester concentré à l’école. Il le raconte lui-même avec ironie :
“J’ai trouvé ça très difficile de me concentrer à l’école. J’ai parlé à l’école une fois. Je crois que Mme Bertrand m’a dit que j’étais un garçon chouette, mais que j’avais toujours besoin de travail à la maison.”
Or, il ne travaille pas à la maison. Il est perturbateur, et enchaîne les exclusions.
Au lycée, il se fait renvoyer pour mauvaise conduite, avant d’être rappelé… car l’administration s’est rendu compte qu’il rapportait trop d’argent à l’établissement en vendant snacks et petits services aux autres élèves.
L’entrepreneuriat lui colle à la peau très tôt…
Officiellement, il quitte l’université après un seul cours de marketing, et se lance dans son premier job à 18 ans. Mais ce départ précipité cache un diagnostic qui n’arrivera que bien plus tard : un TDAH hyperfocalisé.
Ce trouble, souvent vu comme un handicap, lui permet en réalité de se plonger de manière obsessionnelle dans ce qui le passionne, mais de décrocher dès que le sujet l’ennuie.
C’est en autodidacte qu’il découvre la puissance des réseaux sociaux pour capter l’attention et générer du business. À une époque où Facebook et Twitter balbutient encore dans le marketing digital, il comprend que les audiences ne veulent plus de pubs, mais de contenu engageant.
De Social Chain à la démission stratégique : pourquoi savoir quitter est une force
À 21 ans, il fonde Social Chain, une agence de marketing d’influence alors que le secteur est encore marginal. En quelques années, il transforme l’entreprise en groupe coté en bourse après fusion avec la société allemande Lumaland.
Mais ce que peu de médias racontent, c’est que Steven Bartlett perd le contrôle décisionnel de Social Chain et choisit de quitter l’entreprise en 2020. Une décision difficile, qu’il assume dans ses interviews :
“Je ne voulais pas être PDG d’une boîte qui ne me ressemblait plus.”
À noter qu’un léger flou entoure cet épisode : sur sa bio publique et ses anciens discours, il affirmait avoir amené Social Chain en bourse à 27 ans. Or, un article du Times révèle qu’il avait quitté l’entreprise plus d’un an avant son IPO officielle.
Quoiqu’il en soit, savoir partir au bon moment est une compétence sous-estimée. Beaucoup d’indépendants s’accrochent à des projets qui ne leur ressemblent plus. Steven rappelle qu’il vaut mieux quitter avec intégrité que trahir ses valeurs pour rester dans le décor.
The Diary of a CEO… Quand un podcast devient un empire
Après son départ, Steven lance The Diary of a CEO, un podcast intimiste où il interroge des dirigeants, artistes et sportifs de haut niveau sur leur vie personnelle derrière le business.
L’objectif : montrer que derrière les P&L et les chiffres se cachent des doutes, des échecs, des histoires humaines.
Sa démarche va plus loin qu’un simple podcast. Il fait construire un studio mobile sur-mesure pour garantir une qualité sonore et visuelle parfaite, où qu’il soit en Europe. Cette obsession du détail participe à l’identité de son émission.
Aujourd’hui, le podcast a dépassé 1 milliard d’écoutes, 50 millions d’auditeurs mensuels et a été élu Podcast International de l’Année par iHeartRadio en mars 2025.
Les expériences, l’obsession du 1%, et la psychologie comme levier business
Steven Bartlett prône un principe : le succès vient en multipliant les expériences et en maîtrisant le détail.
« Plus tu vis d’expériences, plus tu apprends vite »
Il teste, il échoue, il recommence.
Son côté obsessionnel le pousse à être perfectionniste : chaque détail que personne ne voit, chaque itération, chaque retouche font la différence sur le long terme.
Il appelle ça le “1% principle”.
C’est grâce à ces manières de penser qu’il innove, toujours. Il a testé des podcasts entièrement générés par IA, ou invité un ancien agent de la Navy spécialiste de manipulation psychologique pour parler de langage corporel et de persuasion.
Tester de nouveaux formats, intégrer des savoirs issus d’autres univers (psychologie, narration, neurosciences) peut faire décoller votre activité.
Web3, économies et controverses
Steven ne s’est pas contenté de son podcast. Il a cofondé Thirdweb, une plateforme Web3 qui facilite la création d’apps décentralisées, avec une levée de fonds surprise de 24 millions de dollars en 2022.
Il est aussi devenu co-propriétaire de Stan Store, une solution e-commerce dédiée aux créateurs digitaux, qui pèse déjà 300 millions de dollars de GMV.
Bien sûr, tout n’est pas parfait. Il a été critiqué sur Reddit pour certains contenus santé jugés douteux, et a dû corriger des affirmations sur son rôle dans l’IPO de Social Chain.
L’entrepreneuriat, surtout en solo, n’est jamais linéaire. Il faut apprendre à naviguer dans la nuance, à assumer ses erreurs et à continuer d’avancer.
Le pouvoir de la bienveillance dans un monde de KPI
Enfin, Steven défend une philosophie rare dans les cercles business : la gentillesse comme stratégie.
Dans un post viral publié en avril 2025, il écrit :
“Le plus efficace, c’est d’être gentil avec les inconnus. Vous ne savez jamais les combats qu’ils traversent.”
Dans un écosystème où le réseautage est clé, cultiver des relations sincères, humaines et désintéressées est souvent ce qui ouvre les portes les plus précieuses…
Derrière le storytelling business et les levées de fonds, Steven Bartlett rappelle une évidence qu’on oublie souvent : c’est en restant fidèle à soi-même qu’on fait la différence. Et si, finalement, le vrai KPI, c’était ça ?
Autres articles

vous est proposé par

L'expert comptable des freelances

- Comptable dédié
- Délégation de l'administratif
- Optimisation de la fiscalité
- Suivi en temps réel



