Il est 12h chez nous, mais 14h en Côte d’Ivoire. C’est lundi, et Frédéric nous explique qu’il a passé un bon week-end.
Ce sont les 2 jours de sa semaine où il chasse le travail de sa maison dans laquelle il œuvre chaque jour en full remote.
Frédéric William Kingue, 3x LinkedIn Top Choice Africa, est coach Emploi et Personal Branding. Il accompagne ses clients à obtenir des opportunités pertinentes en lien avec leurs besoins.
Sa passion, ce sont les relations humaines. Depuis 10 ans, Frédéric apprend, grandit et se développe dans le monde professionnel, notamment dans les ressources humaines.
Sommaire
Son parcours, du salariat à l’entrepreneuriat
Informaticien de formation, il a navigué entre comptabilité, finance, droit à travers des périodes de stage guidé par une maître de stage incroyable (Eva, si tu nous lis, merci.)
Mais là où il pose ses valises, c’est dans les Ressources Humaines, où il débute dans une multinationale, en tant que Travel Services Specialist.
Il profite pendant 2 ans et demi d’une expérience très dense et immersive, où il porte un regard à 360 sur beaucoup de choses en même temps : services généraux, archivages, management, gestion administrative du personnel local et expatriés, gestion des fournisseurs, tout ce qui se rapporte à la blockchain……
Frédéric était un vrai support à plusieurs départements (RH, Vente, Marketing, Usine), il rendait service aux autres.
Après ce poste, il change de casquette pour celle de responsable commercial dans un cabinet RH.
Beaucoup de recrutement, de formation, de gestion administrative, d’interviews, de sélections, pré-qualifs… En fait, tout ce qui rentre dans le processus de recrutement d’un candidat.
Fin 2019 début 2020, Frédéric ne supporte plus l’environnement qui l’entoure. Il décide de quitter Douala, ville de son pays d’origine le Cameroun, pour tenter l’aventure ailleurs, voir ce qu’il s’y passe.
Et ailleurs, c’est Abidjan.
Il enchaînera 3 expériences professionnelles (dans la Fintech, dans une start-up RH, et dans une boîte de solutions de transports et de logistiques) avant de démissionner définitivement du monde salarial.
Son dernier post de Commercial & Digital Manager lui a donné de lourdes responsabilités sur le positionnement de marques sur les réseaux. Alors, les réseaux, ça commence à le connaître.
Par la suite, Frédéric se met à son compte et ouvre son propre cabinet. Ce ne sont pas ses premiers pas dans l’entrepreneuriat, car même salarié, il proposait des services. Mais son cabinet, NGINYA, c’est le moyen de se consacrer à 100% à son activité, pour de bon.
Il démarre son aventure avec l’accompagnement à la rédaction de CV, puis se développe en proposant des programmes sous forme d’ateliers, conférences, coachings, offrant un parcours de bout en bout.
Il se concentre essentiellement sur du B to C car pour lui, c’est l’humain la pièce maîtresse dans le bon fonctionnement d’une organisation.
Son histoire, son super-pouvoir
L’entrepreneuriat ça a toujours été très ancré en lui. Plus jeune, il traînait avec des personnes plus âgées. Il débute avec de la vente de téléphones, qu’il propose à des parents, des connaissances.
Sa force, c’est cette capacité à convaincre, à être persuasif. Très passionné, il arrive a prospecter naturellement.
Par la force des choses il s’est retrouvé aujourd’hui avec ce “moi” d’il y a 15 ans qui vendait des téléphones.
Le freelancing, c’était aussi la réponse à ce souhait de choisir avec qui collaborer. La politique dans le salariat c’est de faire semblant, et pour lui “rien de plus moche que ça.”
L’histoire marquante de sa vie professionnelle c’est ce licenciement :
Rien ne vouait Frédéric à finir dans les ressources humaines. À part le directeur de département de cette multinationale, où Frédéric était stagiaire. Un poste auquel il ne peut prétendre se libère dans les RH. Ce directeur croit en lui et en parle à la DRH.
Du droit aux services généraux, il explose. Son manager est ravi, il décroche un CDD. En 3 ans il triple son salaire, ses performances sont de mieux de mieux.
Un beau jour, il entend des rumeurs de restructuration et le Cameroun est le prochain sur la liste.
“Tranquille, je bosse très bien et très dur, je suis même reconnu jusquʼen Suisse par les grands patrons. Je ne serai pas touché.” C’est ce que Frédéric pense profondément.
Un mercredi matin d’octobre 2018, Frédéric est le premier arrivé. Vers 10-11h, il aperçoit son manager entrer dans le bureau de la DRH.
Quelques instants plus tard, “William, tu peux venir ?”
“Ton poste a été supprimé, avec effet immédiat. Désolé. J’ai dû prendre des décisions difficiles pour réduire les effectifs.”
C’est extrêmement brutal, il tombe des nues. Mais ce n’est pas le plus grave.
Il se retrouve en recherche d’emploi sans savoir comment se vendre, sans avoir développé son intelligence sociale / relationnelle / son CV. Il n’est tout simplement pas préparé à partir du jour au lendemain.
Déclic énorme. Rien ne le différencie des autres.
Alors, il travaille sur lui, apprend le marketing de soi, se documente, se fait accompagner, coacher. Il prend conscience de son potentiel.
Il sait aujourd’hui qu’il doit partager ce qu’il a appris avec d’autres personnes, leur éviter ce qu’il a vécu.
Son succès
Aujourd’hui, Frédéric William Kingue est suivi par plus de 50k personnes sur LinkedIn, qu’il aime captiver avec ses histoires. Pourquoi cette envie de partager au plus grand nombre ?
Il a commencé par accompagner bénévolement les autres. Ceux-ci trouvaient un emploi, et lui nʼy arrivait pas. Mais si sa voie à lui, c’était d’être au service des autres ?
Dans sa première entreprise, on le surnommait Jack Bauer, car il avait une capacité dʼanticipation incroyable. Frédéric règle les problèmes avant quʼils nʼarrivent. Hyper proactif, cʼest une vraie force.
Il utilise ça aujourd’hui, pour être la voix de ceux qui n’ont pas la possibilité de s’exprimer.
De ses yeux, il a vu des choses vraiment inhumaines dans le salariat. Lorsque l’on fait du business avec des humains, il faut de la considération, de l’attention. Les entreprises qui ne mettent pas l’humain au centre de tout sont vouées à l’échec, et c’est tout le principe de son message.
Alors la plupart de ses clients sont des femmes, car elles se retrouvent davantage impliquées dans ces problématiques.
Il le dit lui-même, il n’est pas un sauveur, seulement assez sensible pour faire de son métier un tremplin pour les autres.
La plus grande réussite de Frédéric, c’est d’être sorti de sa zone de confort, et de recevoir la reconnaissance dans un pays qui n’est pas le sien. Cela veut dire, qu’il peut le faire n’importe où, recommencer à 0 à chaque fois, car il a mis en place un système qui marche.
C’est ça, de réussir, selon son référentiel.
“Invité à des salons, des évènements, oui c’est plaisant. Mais au delà de tout, ce sont les parcours de vie qui changent un humain. Ce qui est important c’est ce qui reste dans ton cœur.”
Frédéric est aujourd’hui en train d’écrire son livre. Il réfléchit aussi sur une offre B to B, qui ciblerait des small business, afin de maîtriser le social selling, l’employee advocacy…
Pour finir, il envisage aussi de découvrir un autre pays. Frédéric a besoin de se nourrir des cultures, visions, perspectives des uns et des autres, et continuer d’apporter davantage de valeur aux personnes qui le sollicitent au quotidien.
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