Réussir sa reconversion : les conseils d’Adeline Bertoncello pour trouver sa voie

Réussir sa reconversion : les conseils d’Adeline Bertoncello pour trouver sa voie

Parfois, il suffit d’un instant pour que tout bascule. Pour Adeline Bertoncello, ce moment est arrivé au cœur d’un entretien de recrutement. Face à un candidat, elle ne se contente plus d’évaluer : elle accompagne, questionne, encourage.

Un rôle qu’elle n’avait pas prévu, mais qui sonne comme une révélation.

“J’ai eu ce déclic : je me suis sentie utile, pleinement à ma place”

À l’époque, elle évolue depuis plusieurs années dans le domaine du recrutement. Un milieu qu’elle connaît bien, mais qui commence à lui sembler trop étroit.

Curieuse, elle s’inscrit à des formations : bilan de compétences, animation, pédagogie. Elle teste, explore, se confronte à de nouvelles approches.

Peu à peu, l’évidence s’impose : elle veut accompagner les autres dans leur évolution professionnelle. Ce n’est pas un rejet de son métier d’avant, mais un glissement naturel vers ce qui l’anime profondément. Une intuition devenue projet.

Aujourd’hui, Adeline est consultante en bilan de compétences et accompagnement carrière.

La reconversion comme quête de sens

Depuis la crise du Covid, la reconversion est partout. Mais ce n’est pas un effet de mode, selon Adeline.

“Nous avons tous traversé un arrêt forcé, ce qui a conduit à un temps d’introspection, un repli sur soi et une réflexion sur ce qui nous anime véritablement.”

Ce questionnement, parfois discret, agit comme un déclencheur.

Aujourd’hui, les reconversions sont moins spectaculaires qu’avant. Finis les virages à 180° : place à la réinvention progressive. Il ne s’agit plus de tout plaquer, mais de se réaligner avec soi-même.

La tendance actuelle semble être celle d’une quête de sens plus profonde et d’une recherche de l’équilibre entre passion et stabilité, qui pousse de plus en plus de personnes à repenser leur parcours de manière plus réfléchie et authentique.

Elle reflète une société qui accorde davantage de valeur à l’authenticité qu’au prestige, au bien-être qu’au statut.

Générations d’avant, générations d’après : l’évolution des attentes

“À l’époque de nos parents, l’épanouissement passait après la sécurité”.

Le CDI, la maison, les vacances en août. Un schéma rassurant, mais peu propice aux bifurcations. Les carrières linéaires dominaient. On suivait une voie toute tracée, sans trop se poser de questions.

Aujourd’hui, la tendance s’inverse. Les jeunes générations — et pas seulement elles — refusent de sacrifier leur bien-être au nom de la stabilité. Elles revendiquent une carrière qui a du sens, qui les représente.

De plus en plus de sujets cruciaux, comme l’équilibre entre vie pro/perso, la recherche de sens et l’importance du bien-être au travail, ont été mis sur la table.

Cette évolution ne se limite pas à un effet de génération. C’est aussi le fruit d’une société plus à l’écoute du bien-être mental, plus ouverte à l’expérimentation. Et plus tolérante, aussi, envers ceux qui changent de voie.

Le grand réveil : ces signaux qui ne trompent pas

Les personnes qui frappent à la porte d’Adeline ne sont pas toujours au bord du burn-out. Mais beaucoup traversent une forme de désalignement.

“Les problématiques récurrentes concernent souvent des personnes qui sont en ‘pilotage automatique’ depuis des années et qui, un jour, se réveillent en se demandant qui elles sont vraiment et si leur vie professionnelle leur convient encore.”

Leurs symptômes ? Démotivation, fatigue, perte de sens. Le syndrome de l’imposteur n’est jamais bien loin. Adeline travaille d’ailleurs plus souvent avec des femmes, même si les hommes sont les bienvenus ! Celles-ci osent plus facilement se faire accompagner.

Ces accompagnements ne visent pas à trouver LE bon métier. Ils cherchent d’abord à comprendre ce qui ne va plus, à faire le tri entre ce qui alourdit et ce qui éclaire.

Et souvent, une envie enfouie refait surface. L’idée d’un projet, le désir d’indépendance, la volonté de transmettre…

Trouver sa voie, ce n’est pas trouver le job parfait

Le mythe du job qui coche toutes les cases (passion, sens, salaire, liberté, équipe idéale…) est tenace — surtout à la sortie des études.

On fantasme souvent une carrière épanouissante dès le premier CDI. Mais la réalité est bien plus nuancée.

Trouver un métier qui nous ressemble vraiment prend du temps, de l’expérimentation, et parfois des détours. Il faut accepter que certains postes ou environnements ne nous conviennent pas, sans pour autant y voir un échec. Ce sont des étapes, pas des impasses.

Et surtout, il est essentiel de désacraliser le travail. Non, on ne sera pas forcément comblé chaque jour de sa vie pro — et ce n’est pas grave.

Il y aura des hauts, des bas, des ajustements, des compromis. Ce qui compte, c’est d’être aligné avec soi-même et d’oser bouger quand quelque chose sonne faux.

Parfois, ce n’est pas forcément le job qu’il faut changer, mais le regard qu’on porte sur soi. Un travail d’introspection — accompagné c’est mieux — peut alors faire toute la différence. En se reconnectant à ses besoins profonds, on clarifie ce qui nous rend vraiment heureux… dans le travail, mais aussi dans la vie.

Ce qui freine… et ce qui pousse à sauter le pas de la reconversion

Changer de vie, ce n’est pas simple. Les freins sont nombreux :

  • La peur financière, surtout si on a des enfants, un crédit, une vie bien remplie.
  • Le syndrome de l’imposteur, qui surgit au moment de passer à l’action. (Et surtout chez les femmes !)
  • La pression sociale, celle de l’entourage qui s’inquiète ou ne comprend pas.
  • La complexité administrative, qui effraie plus qu’elle ne décourage.

Mais face à ces obstacles, il y a des moteurs puissants :

  • L’envie de liberté.
  • Le besoin de temps pour soi.
  • Le refus de s’épuiser encore.
  • Et parfois, un burn-out qui agit comme un électrochoc.

Les signaux sont déjà là, en fait. Le vrai déclic, c’est d’oser les écouter.

Le bilan de compétences : une boussole pour y voir plus clair

Faire un point sur ses compétences, ses envies, ses talents, ses freins… C’est tout l’intérêt du bilan de compétences. En quelques semaines, ce dispositif permet de poser les bases d’un projet professionnel réaliste et motivant.

C’est aussi un vrai boost de confiance en soi, souvent salutaire pour ceux qui doutent de leur légitimité ou ont peur de l’échec.

Les déclics de reconversion viennent parfois de prises de conscience simples : « je suis capable », « j’ai déjà des compétences utiles ailleurs », ou encore « ce projet que je croyais inaccessible est en fait à portée de main ».

Et après ? Les reconvertis d’aujourd’hui dessinent le monde de demain

Ceux qui changent de voie ne le font pas seulement pour eux. En se réinventant, ils réinventent aussi le monde du travail. Et les secteurs qui les attirent en disent long :

  • Le numérique et l’IA, pour leur potentiel créatif et leurs promesses d’avenir.
  • Le bien-être, parce qu’il y a un vrai besoin de soin, d’écoute, de respiration.
  • La formation, parce que transmettre devient un moteur plus fort que produire.

Adeline Bertoncello le constate : beaucoup veulent créer, accompagner, contribuer.

La reconversion, ce n’est pas juste un changement de métier. C’est une façon d’habiter sa vie différemment.

Pour ceux qui hésitent, le meilleur conseil reste :

« Testez, explorez, osez. »

On n’est pas obligé de tout plaquer d’un coup. On peut commencer une reconversion par une formation, une mission freelance à côté, un réseau à construire…

Et surtout, ne restez pas seul.

Un bon accompagnement fait souvent toute la différence.

Et Adeline, en guide bienveillante, accompagne chacun à allumer sa lumière sur ce chemin-là.

Autres articles

Acasi

vous est proposé par

L'expert comptable des freelances

L
  • Comptable dédié
  • Délégation de l'administratif
  • Optimisation de la fiscalité
  • Suivi en temps réel
En savoir plus
Retour en haut